Fonctionnalités logicielles inutiles : 9,6 milliards d’euros de pertes par an

Par Roberto Casetta, Vice-Président EMEA de FrontRange

Par Roberto Casetta, Vice-Président EMEA de FrontRange

Une étude récente, commanditée par l’entreprise Sage, révèle que 88% des entreprises européennes n’exploitent pas pleinement leurs logiciels de gestion et dépenseraient à perte chaque année plus de 43 000 euros, soit près de 9,6 milliards d’euros par an. 

Il ressort également que la priorité pour 63% des entreprises interrogées est de posséder un logiciel efficace, qui peut être plus limité en termes de fonctionnalités mais mieux adapté à leurs besoins.  Une solution extrêmement complète, mais qui ne répond pas forcément aux spécificités métiers de leur organisation, ne fait pas partie de leur préférence. En effet, 36% des entreprises estiment que ces logiciels proposent trop de fonctionnalités par rapport à leurs besoins réels. 

Ces résultats démontrent une véritable nécessité de resituer la demande du client au cœur de la stratégie des éditeurs afin de leur apporter des solutions adaptées au mieux à leurs besoins spécifiques.

Roberto Casetta, VP EMEA de FrontRange commente :

« Il est très rare qu’un client puisse s’adresser directement à un éditeur de solutions en s’exprimant ainsi : ″Voilà mon activité, mes besoins IT et ce que j’attends de vous″, et qu’une solution existante y corresponde exactement. Le marché est fait de telle manière qu’il y aura presque toujours des fonctionnalités et des services qui ne seront pas utilisés à 100% de leur capacité.

Il n’existe pas de formule magique pour mesurer la compatibilité d’une solution et en vérifier le taux d’adoption en amont. L’équilibre parfait est également utopique ; on ne peut pas dire qu’une adoption à 85% est suffisante ou que les 15% manquants ne sont pas importants. 

La communication demeure le problème principal. Les clients qui s’engagent dans un nouveau projet informatique n’ont pas toujours de visibilité précise du projet final et doivent pouvoir compter sur l’expertise de l’éditeur et de ses partenaires distributeurs/intégrateurs pour les accompagner. Une collaboration étroite avec les clients, une écoute attentive des défis qu’ils rencontrent permet de les accompagner vers le déploiement le mieux adapté. De plus, il est essentiel que l’éditeur puisse proposer  une solution flexible qui soit capable d’évoluer et de s’adapter au développement des besoins informatiques du client dans le temps. De nombreux éditeurs et distributeurs dont l’unique objectif est de booster leurs ventes oublient souvent ce paramètre. Certaines entreprises  acquièrent souvent des services dont ils n’ont pas la nécessité et qu’ils n’utilisent pas.

En outre, de nombreuses entreprises choisissent un produit pour suivre des directives internes. Par exemple, souvent la notoriété de l’éditeur fait foi. C’est seulement lorsqu’ils commencent à utiliser concrètement l’outil qu’ils prennent conscience de ses faiblesses. Les éditeurs doivent intégrer ces  contraintes clients dès l’origine du projet, y compris dans la phase de vente, et être en mesure de conseiller leurs clients en conséquence. 

Je pense qu’il est nécessaire d’intégrer dans le projet une phase de déploiement par étapes, l’objectif étant d’atteindre une compatibilité totale. Ainsi, le risque de déployer des fonctionnalités inutiles ou non désirées est moindre et la relation client/éditeur est renforcée. A terme, chaque partie gagne une meilleure connaissance de l’autre ».

Pour plus d’information, veuillez contacter:

Violaine Desmons / Morgane Leonard

JOHNSON KING

violained@johnsonking.fr / morganel@johnsonking.fr

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