Smartphones et addiction : 66% des utilisateurs de smartphone victimes de « nomophobie »

Une étude FrontRange révèle que la majorité des utilisateurs ne peuvent pas supporter d’être séparés une seule journée de leur terminal mobile

 

Alerte media – le 19 Décembre 2013

Smartphones et addiction : 66% des utilisateurs de smartphone victimes de « nomophobie »

Alors que s’élève actuellement le débat de la responsabilité des smartphones dans la réussite des études, la place qu’il occupe dans la vie quotidienne tend à augmenter considérablement. A la fois ordinateur et accès internet, le smartphone est devenu un outil du quotidien dont il est difficile de se séparer.

Tandis que le nombre de terminaux mobiles continue de croître dans les foyers, une nouvelle dépendance se dessine aujourd’hui : la nomophobie. Ce terme, contraction de « no mobile phobia », est un concept né d’une étude conduite par le UK Post Office en 2008. Selon ce rapport, 53 % des utilisateurs de téléphone mobiles présenteraient des symptômes d’anxiété liés à la potentielle perte de leur smartphone, de coupures dues au manque de couverture réseau ou à la panne de batterie.

Un constat toujours réel 5 ans plus tard puisqu’une étude conduite par FrontRange auprès de 800 possesseurs de smartphone révèle que 84% des utilisateurs avouent être accrocs et que 71% d’entre eux déclarent connaître un proche susceptible de souffrir de cette addiction. En effet, le fait de voir son téléphone portable se décharger ou de le perdre de vue momentanément leur est une véritable source de stress. Un mal qui s’inscrit au-delà du cercle privé et impacte également le monde de l’entreprise.

Roberto Casetta, Vice-Président EMEA chez FrontRange, commente :
« Il est désormais clairement établi que l’utilisation de technologies mobiles représente un véritable atout, toutefois, la frustration et le stress engendrés par l’impossibilité de s’en servir à l’instanté sont des troubles qui doivent être sérieusement pris en considération.

La nomophobieLa nomophobie

Notre expérience « une semaine sans portable » fût très intéressante. En effet :

  • 61% des personnes interrogées estimaient ne pas pouvoir rester sans smartphone aussi longtemps (contre 66% qui ne pensent pas pouvoir rester plus d’une journée sans leur téléphone portable),
  • 44% déclaraient pouvoir le faire contre un dédommagement de 100$
  • 19% en échange d’une rétribution de 500$

Les résultats de cette expérience prouvent que la plupart des personnes concernées ont conscience d’un usage « machinal » de leur smartphone : 45% des répondants affirment vérifier/utiliser leur terminal au moins toutes les heures. A la question même de l’addiction, 57% des personnes interrogées confient leur crainte de voir leur usage augmenter avec le temps et 52% pensent eux-mêmes en souffrir.

La nomophobie

Aujourd’hui, l’usage de ces technologies est incontournable et les terminaux mobiles s’inscrivent à la fois dans les sphères privée et professionnelle. Avec le phénomène de BYOD, les entreprises doivent s’adapter à des employés qui utilisent leurs terminaux de façon hybride, sans différentiation entre les deux sphères. Nous vivons à l’époque de la connectivité permanente, nous sommes dans « l’instantanéité » grâce aux réseaux sociaux et aux nouveaux modes de vie qui s’y sont adaptés. L’utilisateur veut pouvoir accéder à ses emails et ses applications à tout moment.

Un mal sociétal conscient
Face à ce constat, il est nécessaire que chacun d’entre nous prenne conscience de ce risque d’addiction et ne pas se laisser aller à un usage abusif du smartphone. L’étude révèle en outre que le plus important pour ces utilisateurs accros est de « rester connecté » et « de garder le contact »… soit des activités tout aussi bien réalisables sans smartphone, dans la « vie réelle ».

Méthodologie
FrontRange a réalisé cette étude sur près de 800 citoyens américains propriétaires de smartphones, âgés de 18 à 65 ans afin de mesurer leur fréquence d’usage des terminaux mobiles et déterminer leur taux d’addiction.

A propos de FrontRange
FrontRange est un des principaux éditeurs de solutions hybrides de gestion de services informatiques (ITSM) pour les entreprises de toute taille. La suite applicative HEAT permet de gérer les services et les clients depuis une plateforme unique, sur site ou dans le cloud. HEAT gère des millions de traitement de demandes de services et des millions de terminaux chaque jour pour plus de 15,000 entreprises à travers le monde.

Pur plus d’information, veuillez contacter:
Violaine Desmons / Morgane Leonard
JOHNSON KING
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